L’IRONMAN 70.3 Vichy est une course qui m’a marqué.
Je l’ai fait en 2023, sur le format 70.3, avec un temps final de 5 h 32 min 38 s.
Mes temps étaient les suivants :
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natation : 41 min 34 s ;
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vélo : 2 h 43 min 23 s ;
-
course à pied : 1 h 56 min 37 s.
C’était mon troisième triathlon longue distance. Je venais surtout chercher de l’expérience, avec déjà dans un coin de la tête l’idée de passer un jour sur full distance.
À ce moment-là, l’IRONMAN des Sables d’Olonne n’était pas officiellement annoncé, mais l’envie était déjà là.
Et Vichy a clairement été une course importante dans ce cheminement.
C’est même probablement le 70.3 le plus exigeant que j’ai fait. Pas forcément parce que tout est dur du début à la fin, mais parce que la course peut vite devenir piégeuse, surtout avec la chaleur.
Pour résumer mon avis en une phrase : oui, je recommande Vichy à un triathlète, mais il faut venir préparé.
Vichy, c’est une course magnifique, bien organisée, avec un super environnement, mais ce n’est pas un 70.3 à prendre à la légère.
Vichy en août : une course magnifique, mais exigeante
Quand on pense à Vichy, on imagine assez vite une belle ville thermale, les bords de l’Allier, les parcs, les grandes allées, une ambiance estivale.
Et c’est vrai : le cadre est superbe.
Le parcours course à pied est vraiment agréable, notamment le long de l’eau et dans le parc Napoléon III. L’environnement donne une vraie identité à la course.
Mais il y a un point à ne surtout pas sous-estimer : la chaleur.
Sur mon édition, il faisait très chaud. Environ 34 °C sur la course à pied. Et à ce moment-là, même si le parcours est agréable, tout devient plus compliqué.
Le cardio monte.
L’allure baisse.
Les ravitaillements deviennent essentiels.
Chaque zone d’ombre devient précieuse.
Et la moindre erreur faite à vélo se paie ensuite à pied.
C’est pour ça que je décrirais Vichy comme une course :
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chaude ;
-
piégeuse ;
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magnifique ;
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bien organisée ;
-
plutôt exigeante ;
-
très intéressante pour progresser sur longue distance.
Ce n’est pas forcément la course la plus simple pour débuter. Elle peut convenir pour un premier 70.3, mais seulement si on arrive avec une vraie préparation et une bonne gestion de l’effort.
Pour un triathlète déjà un peu expérimenté, en revanche, c’est une très belle course.
Mon objectif avant le départ
Je n’étais pas venu à Vichy uniquement pour faire un chrono.
Mon objectif principal était de prendre de l’expérience.
C’était mon troisième triathlon longue distance, et je voulais continuer à apprendre :
-
mieux gérer l’effort ;
-
mieux gérer la nutrition ;
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confirmer mes sensations sur 70.3 ;
-
voir comment je réagissais sur une course exigeante ;
-
me projeter, peut-être, vers un full Ironman.
Avec le recul, c’est exactement ce que cette course m’a apporté.
Vichy m’a permis de comprendre que j’étais capable de gérer une course longue, même dans des conditions difficiles.
C’est aussi la course qui m’a fait basculer mentalement vers l’idée suivante :
“Ok, je suis peut-être prêt pour un full.”
Et rien que pour ça, cette médaille a une valeur particulière.
La natation à Vichy : calme, sympa, mais sans combinaison
La natation à Vichy m’a laissé un bon souvenir.
L’eau était calme, car on nage dans un bassin. Ce n’est pas comme une natation en mer avec des vagues, du courant ou une houle qui peut compliquer la mise en route.
Le départ était plutôt fluide, et j’ai beaucoup aimé le plongeon pour commencer. Ça donne tout de suite une sensation un peu différente, plus dynamique, presque spectaculaire.
Par contre, il y a deux choses importantes à savoir.
D’abord, l’eau était très trouble. On ne voit pas grand-chose. Ce n’est pas forcément gênant si on est habitué à l’eau libre, mais ça peut surprendre.
Ensuite, l’eau était chaude. Sur mon édition, la natation s’est faite sans combinaison.
Et ça, il faut vraiment l’anticiper.
Si vous préparez Vichy, je vous conseille fortement de ne pas faire toutes vos séances en eau libre avec combinaison. Il faut aussi savoir nager sans, car le jour de course, selon la température de l’eau, elle peut être interdite.
Pour moi, la natation était sympa, calme et bien organisée, mais elle demande quand même un minimum d’expérience.
Mon conseil pour la natation
Le conseil principal est simple : entraînez-vous en eau libre sans combinaison.
Même si vous nagez correctement en piscine, même si vous êtes à l’aise avec la combinaison, ce n’est pas exactement la même sensation.
Sans combinaison :
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la flottabilité est différente ;
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la position dans l’eau change ;
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le mental peut être moins rassuré ;
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il faut accepter de moins bien voir ;
-
il faut gérer le départ et les autres nageurs sans paniquer.
Vichy n’est pas une natation dangereuse dans mon souvenir. L’eau est calme et le départ est fluide.
Mais si vous découvrez le 70.3 et que vous n’avez jamais nagé sans combinaison en eau libre, ce n’est pas l’idéal.
À éviter absolument : découvrir cette sensation le matin de la course.
Le vélo à Vichy : vallonné, beau, mais à gérer intelligemment
Le parcours vélo de Vichy est vallonné.
Ce n’est pas un parcours de montagne, mais ce n’est pas non plus un parcours complètement roulant où l’on peut se caler tranquillement à puissance constante du début à la fin.
Il y a des bosses, des relances, des descentes, quelques portions à surveiller et des routes qui peuvent parfois être abîmées.
Globalement, j’ai trouvé le revêtement plutôt bon, mais il faut rester attentif.
Les descentes demandent de la vigilance. On peut perdre du temps si on est trop crispé, mais on peut aussi prendre des risques inutiles si on veut absolument gagner quelques secondes.
À vélo, mon conseil est clair : il faut rester prudent.
Pas forcément prudent dans le sens “ne pas avancer”, mais prudent dans la gestion.
Parce que la vraie difficulté arrive souvent après.
Si vous donnez trop sur le vélo, vous risquez de le payer très cher sur la course à pied, surtout s’il fait chaud.
Prolongateurs, roues hautes et stratégie vélo
Pour moi, les prolongateurs sont fortement conseillés à Vichy.
Il y a assez de portions où l’on peut tenir une position aéro et gagner en efficacité. Ce n’est pas une course où l’on est constamment en train de freiner, tourner, relancer ou grimper.
Un vélo de triathlon ou un vélo de route avec prolongateurs peut donc être intéressant.
Côté roues, des roues hautes peuvent très bien passer. Une roue pleine peut aussi être envisageable selon les conditions et le niveau du triathlète.
Sur mon édition, je n’ai pas eu de vent particulier, mais il faut toujours vérifier les conditions avant la course.
Le point le plus important reste la gestion d’effort.
Même si vous vous sentez bien, même si les jambes répondent, même si vous avez envie d’envoyer, il faut garder en tête que la course à pied peut être très chaude.
À Vichy, on ne gagne pas seulement sa course sur le vélo.
On peut surtout la perdre en en faisant trop.
Nutrition sur le vélo : ne testez rien le jour J
Sur le vélo, il faut vraiment rester sur une nutrition déjà testée à l’entraînement.
Pour ma part, j’avais utilisé de la nutrition Maurten.
Mais le plus important n’est pas forcément la marque. Le plus important, c’est d’avoir travaillé son apport glucidique et son hydratation avant la course.
À Vichy, avec la chaleur, l’hydratation prend encore plus d’importance.
Je conseillerais de partir avec 2 ou 3 bidons, selon votre stratégie, votre tolérance et les ravitaillements prévus.
Il faut éviter deux erreurs :
-
partir trop léger en boisson ;
-
attendre d’avoir soif pour boire.
Sur une course chaude, quand la déshydratation s’installe, il est souvent trop tard pour revenir complètement dans le match.
La course à pied : belle, mais très chaude
La course à pied est la partie que j’ai le plus aimée dans l’environnement.
Le parcours est agréable, avec des passages le long de l’eau et dans le parc Napoléon III. Il y a des zones ombragées, surtout dans le parc, ce qui est très appréciable quand la température monte.
L’ambiance était également très bonne.
Il y avait beaucoup de public, et pour les accompagnants, c’est une course agréable à suivre. La ville est proche, il y a de l’ombre, des endroits pour patienter et plusieurs zones intéressantes pour voir les athlètes passer.
Mais malgré tout ça, la chaleur reste le sujet principal.
Sur mon édition, j’ai progressivement subi.
Je n’ai pas explosé d’un coup, mais la chaleur m’a rattrapé petit à petit. L’allure devient plus difficile à tenir, les ravitaillements deviennent des points de survie, et il faut accepter de ralentir si nécessaire.
Dans ces conditions, la course à pied devient autant mentale que physique.
Mon meilleur conseil pour la course à pied
Mon meilleur conseil pour réussir la course à pied à Vichy : gardez de l’énergie.
Ça paraît évident, mais beaucoup d’athlètes arrivent déjà entamés à T2.
Sur un 70.3 frais, on peut parfois compenser un vélo un peu trop ambitieux.
À Vichy, avec la chaleur, c’est beaucoup plus compliqué.
Il faut arriver sur la course à pied avec encore du carburant, du mental et une marge.
Ensuite, il faut accepter que la chaleur fasse partie de la course.
Il ne faut pas se battre contre elle comme si elle n’existait pas.
Il faut composer avec :
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boire davantage ;
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se rafraîchir à chaque ravitaillement ;
-
prendre les zones d’ombre quand elles sont là ;
-
adapter son allure ;
-
surveiller les sensations ;
-
rester lucide.
Casquette obligatoire selon moi. Lunettes fortement recommandées pour le confort.
Les éponges, l’eau fraîche, les pastèques aux ravitaillements : tout compte.
Le vrai sujet à Vichy : la chaleur
Pour moi, le vrai sujet de Vichy, c’est la chaleur.
Le parcours vélo est vallonné, oui.
La natation sans combinaison peut surprendre, oui.
Mais la chaleur peut vraiment transformer la course.
Ce que j’aurais aimé faire davantage avant la course, c’est m’adapter à la chaleur.
Avec le recul, j’aurais intégré des entraînements spécifiques :
-
courir le midi ;
-
faire certaines séances quand il fait chaud ;
-
apprendre à boire plus ;
-
tester les apports en sel ;
-
habituer le corps à courir avec une température élevée ;
-
apprendre à ralentir sans paniquer.
Bien sûr, il ne faut pas faire n’importe quoi à l’entraînement. Il faut rester progressif et prudent.
Mais arriver à Vichy sans aucune adaptation à la chaleur, ce n’est pas idéal.
Hydratation, sel et électrolytes
À Vichy, je conseillerais de boire plus que d’habitude.
Pas de façon excessive ou désorganisée, mais avec une vraie stratégie.
La chaleur augmente les pertes hydriques. Si vous attendez d’être en difficulté, vous risquez de subir.
Côté sel, je le conseille fortement.
Les électrolytes restent importants, mais le sel peut vraiment aider si vous transpirez beaucoup et que vous avez tendance à perdre énormément en conditions chaudes.
Le plus important est de tester avant.
Le jour de la course, on ne découvre pas :
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une nouvelle boisson ;
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un nouveau gel ;
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une nouvelle dose de sel ;
-
une nouvelle fréquence d’hydratation ;
-
un nouveau protocole nutrition.
Vichy récompense les athlètes qui arrivent préparés, pas ceux qui improvisent.
Organisation : du très bon niveau
Côté organisation, mon souvenir est excellent.
C’est du niveau IRONMAN : propre, fluide, carré.
Le retrait du dossard, le bike check-in, le parc à vélo, l’accès au site : tout s’est bien passé.
J’avais dormi chez de la famille à environ 40 minutes de la course, et cela s’est très bien fait. Dormir tout proche du départ est confortable, mais pas indispensable si l’on s’organise correctement.
Il y avait des parkings à proximité, et je n’ai pas eu de problème majeur pour accéder au site.
Pour les accompagnants, Vichy est vraiment agréable.
La ville est juste à côté, il y a des zones d’ombre, des endroits pour se balader pendant la partie vélo, puis beaucoup d’ambiance sur la course à pied.
Les ravitaillements étaient très bien organisés, avec notamment de l’eau fraîche, des bacs pour se rafraîchir, de la pastèque et tout ce qu’on attend d’une belle organisation.
Conseil pratique pour le matin de course
Mon conseil pour le matin : arrivez calme, reposé, et ne négligez pas la nutrition ni l’hydratation.
On pense souvent au matériel, au vélo, à la combinaison, aux chaussures, au casque.
Mais sur une course comme Vichy, ce qui peut tout changer, c’est l’état dans lequel vous arrivez au départ.
Il faut éviter de partir déjà stressé, fatigué ou déshydraté.
Préparez vos affaires la veille.
Vérifiez votre nutrition.
Buvez correctement.
Prenez votre petit-déjeuner habituel.
Arrivez avec de la marge.
Ne vous épuisez pas avant même le départ.
Un 70.3 commence bien avant le coup de départ.
Mes 3 conseils principaux pour réussir Vichy
Si je devais donner seulement trois conseils à quelqu’un qui prépare l’IRONMAN 70.3 Vichy, ce serait ceux-là.
1. Préparez-vous à la chaleur
C’est le point numéro un.
Vichy en août peut être très chaud. Il faut habituer le corps à courir, boire et gérer l’effort dans ces conditions.
2. Travaillez les côtes longues à vélo
Le vélo est vallonné. Il faut être capable de tenir un effort régulier dans les bosses sans se mettre dans le rouge.
Ce n’est pas seulement une question de puissance, c’est une question de gestion.
3. Travaillez la nutrition et l’hydratation
Sur 70.3, la nutrition peut faire la différence entre une course maîtrisée et une course subie.
À Vichy, avec la chaleur, c’est encore plus vrai.
Les 3 erreurs à éviter
1. Tout donner sur le vélo
C’est l’erreur classique.
On se sent bien, on appuie, on remonte des concurrents, puis on arrive en course à pied déjà entamé.
À Vichy, cette erreur peut coûter très cher.
2. Sauter des ravitaillements
Même si vous vous sentez bien, il ne faut pas négliger les ravitaillements.
Boire, se rafraîchir, prendre quelques secondes pour rester lucide : cela peut sauver votre course.
3. Ne jamais avoir nagé en eau libre sans combinaison
Si la combinaison est interdite et que vous n’avez jamais testé cette situation, le départ peut devenir beaucoup plus stressant.
Il vaut mieux découvrir cela à l’entraînement, pas le jour J.
Est-ce que Vichy est adapté à un premier 70.3 ?
Je dirais oui, mais avec prudence.
Oui, parce que l’organisation est très bonne, le cadre est magnifique, la natation est calme et la course à pied est agréable.
Mais ce n’est pas forcément le 70.3 le plus simple pour débuter.
La chaleur et le parcours vélo vallonné peuvent rendre la course exigeante.
Pour un premier 70.3, Vichy peut être un excellent choix si vous êtes sérieux dans votre préparation, notamment sur :
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la gestion de l’effort ;
-
les côtes à vélo ;
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la nutrition ;
-
l’hydratation ;
-
la chaleur ;
-
la natation sans combinaison.
Si vous cherchez une course très facile pour découvrir la distance sans trop de pièges, ce n’est peut-être pas la plus évidente.
Mais si vous voulez une belle course, avec un vrai défi et une belle ambiance, Vichy a beaucoup d’arguments.
Et pour un premier IRONMAN full à Vichy ?
Pour le full, je n’ai pas l’expérience directe de la distance à Vichy.
Je ne vais donc pas faire semblant.
Mais avec mon ressenti sur le 70.3, je dirais ceci : pour un premier full, Vichy peut être un bon choix si vous avez déjà un bon niveau et une vraie préparation.
En revanche, si vous êtes limite sur la distance, si vous gérez mal la chaleur ou si vous manquez d’expérience à vélo, cela peut devenir compliqué.
Sur full distance, tout est amplifié.
La chaleur compte encore plus.
La nutrition compte encore plus.
La gestion à vélo compte encore plus.
Le mental compte encore plus.
Vichy peut être une très belle course pour passer sur Ironman, mais ce n’est pas une option à prendre à la légère.
Ce que je changerais si je retournais à Vichy
Si je devais refaire Vichy, je préparerais mieux l’adaptation à la chaleur.
C’est vraiment le point que je retiens.
Je ne changerais pas forcément toute ma préparation, mais j’ajouterais davantage de séances spécifiques :
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footing sous chaleur contrôlée ;
-
travail d’allure en conditions chaudes ;
-
tests d’hydratation ;
-
stratégie sel plus précise ;
-
travail mental sur la course à pied chaude ;
-
meilleure anticipation du refroidissement aux ravitaillements.
Je pense que j’aurais pu mieux gérer la fin de course avec une meilleure préparation spécifique.
Vichy n’est pas seulement une course d’endurance.
C’est une course de gestion.
Ma médaille de Vichy
Ma médaille de Vichy représente quelque chose de particulier.
C’est le 70.3 le plus exigeant que j’ai fait, et c’est celui qui m’a fait me dire :
“Ok, je suis prêt pour un full.”
Après la course, je l’ai gardée autour du cou jusqu’au logement familial.
Puis, une fois rentré, elle a fini dans une penderie.
À l’époque, je n’avais pas encore de support de médailles.
Et avec le recul, je trouve ça dommage.
Parce qu’une médaille comme celle-là ne devrait pas disparaître au fond d’un placard.
Elle représente trop de choses :
-
la chaleur ;
-
l’effort ;
-
le doute ;
-
l’expérience ;
-
la progression ;
-
le déclic vers le full ;
-
la fierté d’avoir terminé.
C’est exactement pour ce genre de souvenir que j’ai ensuite créé FinisherDisplay.
Pour que les médailles ne restent pas cachées.
Pour qu’elles aient une vraie place.
Pour qu’un 70.3, un Ironman, un marathon ou un trail ne soit pas seulement une ligne dans un fichier de résultats, mais un souvenir visible au quotidien.
Pourquoi exposer sa médaille après Vichy ?
Après une course comme Vichy, la médaille a une vraie valeur.
Elle ne dit pas seulement “j’ai terminé”.
Elle dit :
“J’ai tenu dans la chaleur.”
“J’ai géré le vélo.”
“J’ai couru quand c’était dur.”
“J’ai franchi cette ligne.”
“J’ai appris quelque chose.”
“Je suis prêt pour la suite.”
Exposer sa médaille, ce n’est pas vouloir montrer qu’on est meilleur que les autres.
C’est simplement donner une place à une expérience qui a compté.
Un support de médailles permet de garder cette trace visible, avec le dossard, les autres courses et les futurs objectifs.
Pour un triathlète, c’est encore plus fort.
Chaque médaille raconte une étape :
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le premier triathlon ;
-
le premier 70.3 ;
-
le premier full ;
-
la course où tout s’est bien passé ;
-
celle où il a fallu s’accrocher ;
-
celle qui a donné envie d’aller plus loin.
Vichy fait partie de ces courses qui peuvent marquer un parcours.
Mon avis final sur l’IRONMAN 70.3 Vichy
Je recommande l’IRONMAN 70.3 Vichy.
Mais je ne le recommanderais pas à quelqu’un qui veut juste cocher une course facile.
Vichy est une belle course, bien organisée, avec un cadre magnifique et une vraie ambiance.
Mais elle demande de la préparation.
Il faut respecter :
-
la chaleur ;
-
le vélo vallonné ;
-
la nutrition ;
-
l’hydratation ;
-
la course à pied sous température élevée ;
-
la possibilité de nager sans combinaison.
Pour un triathlète qui veut progresser, prendre de l’expérience et vivre une vraie belle course, c’est un excellent choix.
Pour moi, Vichy a été plus qu’un 70.3.
Ça a été une étape.
Une course exigeante, chaude, piégeuse, mais magnifique.
Et surtout, une course qui m’a fait comprendre que je pouvais viser plus grand.
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